Nous faisons et jouïssons LABoral

Nous sommes de nombreux artistes, curateurs, managers, groupes artistiques et visiteurs qui depuis 2007 ont été une partie active et professionnelle, ou ont simplement visité LABoral Centro de Arte en tant que public, appréciant leurs propositions autour de l’art et de la culture numérique

LABoral Centro de Arte est l’une des références nationales et internationales abordant la complexité des pratiques artistiques actuelles et il agit comme une incitation à la fusion de différents arts numériques, générant un dialogue entre agents et disciplines, non seulement artistiques mais aussi technologiques, scientifiques et sociaux. Depuis sa création, le centre a généré des réseaux entre les artistes, les gestionnaires et le public, tant au niveau local que national et international.

Dans une clé asturienne, LABoral est un moyen public et actif d’entrée et de sortie des connaissances et de la culture pour la communauté autonome, qui, malheureusement, ne sont pas abondantes.

Ces dernières semaines et comme cela s’est produit périodiquement depuis sa création, nous avons assisté à une escalade des déclarations dans la presse locale concernant divers mouvements dans le centre, comme le non-renouvellement des postes de direction [ 1 ], la fuite de ses collaborateurs et employeurs privés [ 1 ] déjà réduits et les spéculations sur la programmation et les usages futurs [ 1 ] qui déforment et égarent la réalité pour laquelle elle a été conçue, son développement actuel et son fonctionnement propre, déjà très précaire par une gestion discutable ces dernières années.

En plus de cette série d’événements et de pressions continues, il y a aussi le manque de transparence et de communication de la part du gouvernement de la Principauté lui-même en tant que principal gestionnaire du centre.

Malheureusement, ce ne sont pas des événements isolés et LABoral rejoint la longue liste de griefs, de mauvaises décisions et de praxis politiques qui parsèment d’autres centres culturels de notre géographie et qui, loin d’être valorisés et encouragés dans un engagement institutionnel et social attendu, sont soumis à harcèlement répété. Cette situation asturienne résonne dans les cas du Medialab Prado [ 1 ], à Madrid, du C3A à Cordoue ou du CDAN [ 1 ] à Huesca, entre autres.

C’est pourquoi les artistes, les dirigeants et les citoyens soussignés ne peuvent rester les bras croisés face à ce nouveau revers qui compromet à nouveau le travail du LABoral Centro de Arte, appauvrissant ainsi les sphères culturelles et sociales, déjà maltraitées. Et plus encore dans un contexte de pandémie récente et de précarité pressante, en raison des diverses restrictions sociales et économiques qui en découlent.

Plus précisément, les soussignés demandent:

  • Clarté et transparence totales sur l’avenir organisationnel et économique du centre, ainsi que sur les effets attendus sur sa programmation
  • sur les futurs paramètres organisationnels et économiques du centre, ainsi que les effets attendus sur sa programmation.
  • Que le conseil d’administration du LABoral soit composé d’au moins jusqu’à 50% de professionnels du secteur, dont les connaissances sont essentielles pour prendre des décisions rigoureuses et expertes sur l’avenir du centre.
  • Étant donné que le conseil d’administration se vide de mécènes privés et que les prix / aides pour la production et l’exposition du tissu artistique multidisciplinaire asturien ne seront pas convoqués, que l’allocation budgétaire nécessaire est disponible pour garantir leur continuité dans des conditions décentes et suffisantes.
  • Que la cohérence et la liberté artistique de la programmation soient respectées dans toutes ses lignes de développement, en évitant de céder le centre à des initiatives qui n’ont que peu ou rien à voir avec le développement de ses thèmes.
  • Que l’intégrité physique du centre soit prise en charge, en fournissant des ressources techniques et humaines suffisantes, dans des conditions de travail décentes, afin que les espaces soient utilisables et ne soient pas négligés.
  • Que des canaux de participation directe soient établis avec les utilisateurs du centre et les collaborateurs, afin que le dialogue soit agile et aide à ce que des propositions simples et nécessaires pour la communauté artistique et les citoyens puissent être réellement écoutées et mises en pratique.
  • En bref, que LABoral Centro de Arte soit protégé et durable à long terme, quel que soit le signe politique des administrations compétentes, en aidant le centre à préserver sa nature en constante évolution, sans ingérence politique ni souffrir de la pression des moments politiques conjoncturels .

¡Puxa LABoral!

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